"Dans le traitement médiatique du débat sur la relance de l’UE et de manière plus générale, on a tendance à répertorier les Etats membres selon qu’ils sont proeuropéens ou eurosceptiques. Cette caricature binaire ne laisse pas place à la nuance."
"A partir d’une série de domaines, essayons d’avoir une idée plus précise de l’attachement à l’égard du projet européen. Ces domaines relèvent de :
*l’émotionnel : l’appartenance à l’UE est-elle une bonne chose ?
*du vécu au quotidien de l’Europe : fait-elle partie de nos discussions ? Sait-on réellement de quoi il s’agit (à partir de trois questions simples) ?
*du respect des engagements concrets pris envers les autres Etats membres et dans l’intérêt général de l’UE : le degré de transposition des directives liées au marché intérieur (car si les Etats ne remplissent pas leur devoir, il y a des « trous » dans le marché intérieur qui ne peut alors fonctionner pleinement), la santé des finances publiques (déficits budgétaires, moyenne sur 2004-2006 ; cf. le vieillissement démographique et les externalités dans une zone monétaire) ;
*de la manière dont on conçoit idéalement l’Europe et qui traduit une volonté d’aller vers davantage de fédéralisme ou de se retrancher derrière ses frontières nationales : veut-on que davantage de décisions soient tranchées au niveau européen en matière de croissance économique (gouvernance économique), de lutte contre le chômage et de protection des droits sociaux (Europe sociale), de rôle de l’UE en tant que promotrice de la paix et de la démocratie dans le monde (Europe politique), d’environnement et de développement durable...
Pour chacun de ces critères, chaque Etat membre est coté en fonction des données publiées par Eurostat, l’Eurobaromètre, la DG marché intérieur."
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